Rentrée 2018 – l’appel des syndicats de la CFDT

Fruit d’un travail coopératif, les différentes branches syndicales de la CFDT (animation, collectivités territoriales, éducation nationale et enseignement privé) des Pays-de-la-Loire ont rédigé un appel aux élus municipaux des 5 départements au sujet de la rentrée 2018.

Défendant la complémentarité entre les éducateurs ainsi que les 5 matinées scolaires, pour un meilleur accompagnement éducatif des enfants, la CFDT interroge les Maires sur les orientations qu’ils souhaitent prendre à la prochaine rentrée et propose de les accompagner dans les concertations en cours.

EXTRAITS :

« Madame La Maire,
Monsieur Le Maire
Les syndicats de la CFDT concernés par la réforme des rythmes scolaires (métiers des animateurs, Atsem et enseignants), se sont impliqués dans des groupes de concertation pour accompagner une mise en œuvre au plus près des réalités et des contraintes de terrain.
Cette concertation entre différents acteurs de la politique éducative a permis le plus souvent d’élaborer un Projet Educatif et Territorial centré sur l’enfant.
A ce jour, nous souhaiterions savoir où en est votre réflexion pour la rentrée 2018, sachant qu’une décision sera prise par les Inspecteurs d’Académie en début d’année. »

« Pour la CFDT qui porte cette réforme, le rythme de l’enfant est la priorité. Cinq matinées d’apprentissage sont bénéfiques en particulier pour les élèves en difficulté scolaire. De plus les TAP lorsqu’ils sont bien organisés favorisent l’ouverture des élèves aux activités périscolaires de qualité et vitales en particulier en milieu rural où l’offre est plus rare. »

« Aujourd’hui nous sommes inquiets sur la possibilité d’un retour à la semaine de quatre jours qui nous ramènerait à la situation de 2008 avec le record du plus bas nombre de jours d’école par an de l’ensemble des pays de l’OCDE (176 matinées de classe pour une semaine à 4,5 jours contre 140 pour 4 jours). »

« Quand on parle de rythme, il est nécessaire de parler des activités des enfants, et ce, sur l’ensemble de l’année. Ce n’est pas la semaine de 4 jours et demi en elle-même que la CFDT défend mais bien des journées scolaires plus courtes et des temps périscolaires de qualité. »

Les « temps périscolaires sont assumés par des agents territoriaux ou par le biais de convention avec des associations locales. La CFDT n’acceptera pas de voir des temps de travail diminués pour des agents qui sont déjà en situation de précarité (majoritairement féminin et à temps incomplet). »

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