Programme de réussite éducative et PEdT

Né du Plan de cohésion sociale et de la loi de Programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005, le Programme de réussite éducative (PRE) est  mis en œuvre depuis onze ans. Il s’adresse aux enfants en âge de scolarité, résidant prioritairement dans les quartiers de la politique de la ville et présentant des signes de fragilité et/ou ne bénéficiant pas d’un environnement social, familial et culturel favorable à leur développement harmonieux.
Le programme de réussite éducative a pour finalité de conjuguer les accompagnements dans les champs éducatif, scolaire, social,sanitaire, culturel, de loisirs et de la parentalité afin d’apporter une réponse globale aux problématiques des enfants accompagnés.

S’appuyer sur la pluridisciplinarité des acteurs locaux pour atteindre des objectifs de réussite éducative n’est pas sans rappeler l’ambition de la réforme des rythmes scolaires. D’ailleurs, le 10 octobre 2016, les ministères de l’éducation nationale et de la ville publiaient une instruction commune pour notamment rappeler l’articulation nécessaire entre les Contrats de ville, dont les PRE sont un volet, et les PEdT :

« Grâce à la mobilisation de tous les services concernés par la réussite éducative et impliqués dans les projets éducatifs de territoire, que pourront être apportées les réponses adaptées aux difficultés individuelles et collectives des enfants en matière scolaire et éducative. Créer les conditions optimales des coopération de l’ensemble des acteurs investis dans l’éducation et la réussite des élèves, en dépassant les logiques de dispositifs et de compétences qui compartimentent les interventions autour de l’enfant est l’enjeu de nos politiques publiques en matière éducative. »

D’ailleurs, selon l’enquête réalisée en 2016, 67% des PRE s’inscrivent dans les PEdT.
Parallèlement, le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires vient de publier son rapport annuel de suivi de la mise en oeuvre des PRE.
En 2015-2016, ce programme concernait 504 projets locaux, 92 000 enfants et 8 800 établissements scolaires.
Au regard de l’enquête menée auprès des acteurs locaux, le CGET note que l’implication de l’éducation nationale dans les activités est très importante, de même que celle des acteurs de la santé, du social et du socio-éducatif. Les partenariats avec les associations sportives, culturelles et de loisirs, les associations de parents d’élèves et les associations de soutien scolaire, en revanche diminuent. Alors que les éducateurs jeunesse et sports sont plus mobilisés qu’auparavant.
Le rapport du CGET rappelle l’importance de la coordination du programme au niveau local, alors que ce poste subi un important turnover :

« Or, pour que les PRE puissent réellement fédérer des partenaires très divers et rendre leur implication durable et active, le coordonnateur doit montrer une maîtrise   de   l’environnement partenarial, une capacité à identifier les cultures professionnelles des acteurs impliqués ainsi qu’une bonne compréhension de leurs interactions. »

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