Parcours éducatif artistique et culturel et réforme des rythmes éducatifs

La loi sur la refondation de l’école de 2013 a créé les parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC) avec pour objectifs de réduire les inégalités d’accès à l’art et à la culture mais aussi de promouvoir les projets artistiques et culturels comme vecteur de réussite éducative et de cohésion sociétale. En janvier dernier, la députée Sandrine Doucet a remis un rapport d’analyse de la mise en oeuvre des ces PEAC dans les territoires.

Les parcours d’éducation artistique et culturelle s’adressent aux écoliers, collégiens et lycéens, mais le lien avec les projets éducatifs territoriaux et les activités périscolaires s’établit naturellement :

  • la réussite du parcours éducatif artistique et culturel d’un territoire nécessite la concertation des acteurs locaux et la cohérence des temps éducatifs ;
  • le PEAC implique les enseignants et s’inscrit dans un projet d’établissement. L’appropriation de ce parcours éducatif, comme des autres réformes de l’école, nécessite du temps et des moyens ;
  • le parcours éducatifs artistique et culturel se déploie sur l’ensemble des temps scolaire, périscolaire et extrascolaire ;

Au vu des expériences des territoires rencontrés et auditionnés, le rapport émet un grand nombre de préconisations à l’attention de chacun des acteurs de l’éducation artistique et culturelle (ministère, DRAAC, collectivités territoriales, enseignants…) afin de soutenir l’adoption des PEAC et l’efficience de ceux-ci. Parmi ces préconisations, notons :

  • la promotion de la place des animateurs et de l’action des mouvements d’éducation populaire, avec notamment des actions de formation d’animateurs-médiateurs au niveau régional ;
  • l’organisation d’activités périscolaires de durée cohérente avec les besoins de l’enseignement artistique et culturel et l’implication des intervenants ;
  • la participation des parents d’élèves au sein des comités locaux de pilotage, aux côtés des autres acteurs du PEAC ;
  • le portage du PEAC par l’intercommunalité, échelle la plus pertinente pour développer un projet cohérent de la maternelle au lycée, dans et hors de l’école, et structure la plus à même de mener un diagnostic de territoire et d’organiser une mutualisation des moyens ;
  • l’articulation du PEAC et du PEdT car si 75% des PEdT prévoient des activités artistiques ou culturelles, celles-ci intègrent peu un parcours éducatif soucieux de complémentarité entre les trois temps éducatifs de l’enfant (scolaire, périscolaire et extrascolaire) ;
  • la coordination des acteurs et des activités par une personne identifiée sur ces missions.

L’ensemble du rapport et des préconisations est consultable en ligne : Les territoires de l’éducation artistique et culturelle, rapport de la Députée S. Doucet au 1er Ministre

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