Rentrée 2018, nouveau paysage binaire

En attendant les arbitrages de la direction académique, les votes de Conseils municipaux nous permettent d’avoir un premier aperçu des rythmes scolaires pour la prochaine rentrée. 4 jours ou 4 jours et demi, un paysage binaire s’installe en Maine-et-Loire.

Un paysage binaire

Nous ne disposons pas d’une vision exhaustive mais l’axe ligérien favorise globalement un maintien de la semaine à 4.5 jours alors que les communes du sud et du nord du département ont demandé une dérogation pour revenir à la semaine de 4 jours.

La commune de Segré-en-Anjou-bleu fait office d’exception à cette géométrie. Tout comme celle de Saumur qui, finalement, a voté en faveur d’un régime dérogatoire. Dans ces deux communes, la question des rythmes a créé des tensions : difficile de trouver un consensus entre les politiques publiques défendues par les élus, la vision éducative des enseignants et l’intérêt exprimé par les familles (sans compter la voix des animateurs assez peu prise en compte…).
Coordonner les acteurs éducatifs se révèle être un subtil exercice de Démocratie !

 

Une majorité de collectivités devraient donc revenir à la semaine de 4 jours en septembre 2018.

Qu’en sera-t-il en nombre d’enfants concernés ? L’agglomération angevine maintient majoritairement la semaine à 4.5 jours, sauf pour les écoles privées. Cela représente un grand nombre d’enfants. Les données définitives seront très intéressantes, notamment en comparaison avec les départements voisins.

Que prévoient les communes revenant à la semaine de 4 jours sur le plan éducatif ? Le retour à la semaine de 4 jours ne signifie pas l’abandon d’un service éducatif de qualité. Des animations proches des TAP peuvent être proposées sur la pause méridienne, en périscolaire et en centre de loisirs. Les PEdT qui sont en cours de réécriture demeurent les éléments les plus importants des évolutions pour l’année prochaine. Les rythmes scolaires répondent à un souci organisationnel, les PEdT définissent des objectifs et des moyens, ils donnent les orientations éducatives sur la commune.
Mobilisons-nous pour que les compétences acquises depuis 2013 demeurent au service des enfants, pour que la communauté éducative pérennise une pluridisciplinarité et pour que les animatrices et animateurs continuent d’exercer leur métier.

Le plan mercredi est toujours en cours de d’élaboration. En jeu, le financement CAF, les taux d’encadrement, les attentes éducatives.

L’association France Urbaine a également révélé que « le ministre de l’éducation envisage une réflexion avec les grosses communes qui mettraient en place des systèmes d’échanges de bon procédés (de compétences, d’animateurs, de transports d’enfants vers des centres…) dans le domaine du périscolaire avec les petites communes qui les entourent, que ce soit dans le cadre de l’intercommunalité ou pas. » Une très bonne idée ! TapTap49 pourra partager son expérience en la matière !

Partagez cet article :Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn