Plan Mercredi, où en est-on ?

Le 29 novembre dernier, le ministère de l’éducation publiait une circulaire relative à la mise en œuvre du plan mercredi. L’occasion d’en rappeler les grandes lignes et de se questionner collectivement : en Maine-et-Loire, où en est-on ?

L’origine

Suite à la remise en question de l’organisation hebdomadaire permettant aux communes de déroger au rythme des 4.5 jours d’école, pour revenir au rythme de 4 jours, l’enjeu était de préserver la dynamique enclenchée autour de la complémentarité des temps et de l’émergence de communauté éducative dans les territoires.

A ce titre, la circulaire ne laisse aucun doute quant à la place de l’animation dans la politique éducative : « les activités éducatives, en contribuant à l’épanouissement de l’enfant, à sa socialisation et à sa réussite scolaire, constituent un temps éducatif à part entière, notamment quand il est pensé de manière globale en cohérence avec les temps scolaires et familiaux et en lien avec le territoire. »

Si les TAP ne sont plus organisés dans les communes ayant opté pour une organisation scolaire à 4 jours, le gouvernement invite les collectivités à pérenniser leur Projet Éducatif Territorial (PEdT), et à se saisir du nouveau temps libre des enfants, le mercredi. Cette invitation est doublée d’une aide organisationnelle et d’un soutien financier.

La mise en œuvre

Quel que soit le rythme hebdomadaire retenu, le mercredi hors vacances scolaires relève de l’accueil périscolaire. Le centre de loisirs du mercredi peut donc (et cela est souhaité) intégrer le PEdT. Pour bénéficier du Plan mercredi, la collectivité s’engage à respecter la charte qualité proposée.

La charte qualité repose sur 4 piliers :

  • la complémentarité éducative des temps périscolaires entre eux (mercredi avec les autres jours) et avec les temps familiaux et scolaires ;
  • l’inclusion et l’accessibilité de tous les enfants souhaitant participer à l’accueil de loisirs ;
  • l’ancrage territorial des activités périscolaires et les partenariats avec les acteurs locaux ;
  • la richesse et la diversité des activités (en mode projet, incluant des sorties éducatives et la réalisation d’un temps fort)

Les incitations

En termes d’organisation et d’encadrement, le Plan mercredi se situe dans la continuité des TAP et permet l’allégement des taux d’encadrement si la collectivité a contractualisé un PEdT et souscrit à la charte qualité. Il est également possible d’inclure dans l’encadrement des intervenants ponctuels.

Sur le plan financier, les communes ayant maintenu les 5 matinées d’école par semaine continuent de bénéficier du fonds de soutien. Toutes celles ayant développé de nouvelle heures, sur le temps du mercredi, bénéficient d’une bonification de la prestation CAF (pour atteindre 1€/heure/enfant).

En Maine-et-Loire,

la DDCS a organisé des temps d’information à la rentrée 2018 afin de présenter le Plan mercredi.
Aujourd’hui, une 30aine de collectivités ont signé la charte qualité et sont engagées dans un Plan mercredi.
Comment la charte qualité est-elle mise en place ? Comment le PEdT évolue-t-il pour tenir compte de l’intégration des mercredis ? Quels sont les effets sur les politiques éducatives ayant pérennisé les TAP ?
Nombre de collectivités ont choisi, à regret, de revenir à la semaine de 4 jours. Le Plan mercredi apporte-t-il des réponses constructives à la volonté de maintenir malgré tout une offre éducative à tous les enfants du territoire ? S’il y a des freins, quels sont-ils et quels leviers actionner ?

Le plan mercredi est aujourd’hui en phase de déploiement. Son étude, dans les collectivités signataires, permettra certainement de poursuivre les enjeux de la réforme engagée en 2013 et d’inviter les autres collectivités à mobiliser leur communauté éducative et à concevoir leur Projet éducatif Territorial. Un cadre général est posé, à chaque territoire de s’en saisir !

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